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Un grand projet de faire un film documentaire est en train de voir le jour. Après de long mois de travail nous somme prêts à le réaliser.

Le hic, nous manquons fonds.

Par quelques recherches nous avons trouvé la plateforme "kisskissbankbank" qui permet une présentation de projets culturels et artistiques et une collecte de fonds sous la forme d'échanges. Pour chaque contribution (elle peut être de 5 euro jusqu'à 1000 euros selon les moyens de chacun) il y a une contrepartie offerte par les porteurs de projet.

Vous pouvez y voir dès maintenant la présentation du documentaire Al-Bîrûnî, la plume des envahisseurs et éventuellement nous aider dans notre démarche.

Pour les plus curieux, ci-dessous quelques lignes au sujet du projet et des motivations des auteurs :

Al-Bîrûnî, la plume des envahisseurs est un documentaire original et exceptionnel. Tout d'abord, c'est le premier documentaire sur le Maître Aliboron, un homme qui n'avait pas d'égal à son époque. Seul un flm ouzbek de Shukhrat Abbasov tourné en 1975 lui rendit hommage.


Ainsi, ce documentaire deviendra une référence pour l'imaginaire collectif et pour les futures productions. Les spectateurs, les réalisateurs de documentaires et fictions ou les simples curieux vont pouvoir se référer à Al-Bîrûnî, la plume des envahisseurs pour sa démarche rigoureuse. L'aval des plus grands experts sur al-Bîrûnî, chacun ayant signé une lettre de soutien, est parlant. Si les experts supportent ce projet, c'est grâce aux recherches minutieuses et détaillées de Noémie Verdon. La précision des propos du scénario témoigne de l'assiduité de cette recherche. Noémie habite en Inde depuis une année et étudie notamment l'histoire comparée de la culture indienne et du monde musulman.

Le timing est bien choisi. Actuellement, dans toute l'Europe, les musulmans sont suspects en raison de la guerre au terrorisme lancée par les Etats-Unis de Bush. Le monde musulman et le monde occidental se regardent avec suspicion alors qu'ils sont plus similaires qu'ils ne l'imaginent. Al-Bîrûnî, la plume des envahisseurs sera un superbe exemple de l'envie des deux cultures de se dépasser, de développer leurs connaissances et de permettre aux génies, tel al-Bîrûnî, de se réaliser.


La haute valeur culturelle du projet va aussi permettre de développer considérablement l’image de cette région d’Asie - dont le Pakistan, Ouzbékistan ou Afghanistan - qui aujourd’hui est ternie par divers événements.


L’aspect documentaire est un élément clé pour mettre en lumière la personnalité du savant et explorateur al-Bîrûnî auprès du public européen. À travers les nombreuses interviews et le chemin que nous allons parcourir, nous comptons bien esquisser la vie de cet écrivain et explorateur extraordinaire.
Une lumière nouvelle dans la connaissance trop fragmentaire de la vie du génie de Khwarezm (Ouzbékistan) est proposée par les récentes découvertes auxquelles nous comptons ajouter notre modeste contribution grâce principalement aux recherches sur place.

Ce film-documentaire sera une vidéo dynamique, avec une grande variété d'images. Cela, à cause des nécessités du tournage. D'une part, sur les traces d'al-Bîrûnî, nous avons prévu de présenter au moins dix villes et autant de régions différentes. La beauté des régions et des villes que nous visiterons oblige d'une part une forte sélection des images et d'autre part, un montage assez rapide. Les régions que nous allons parcourir sont lointaines et peu connues. Nous allons donc d'abord présenter notre voyage et ses étapes avec une carte dynamique. Le spectateur pourra ainsi se situer dans l'espace.

 

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D'autre part, nous voulons créer un flm-documentaire stimulant, riche et varié. Nous irons dans les différentes villes et régions selon l'ordre préétabli. Nous filmerons l'ensemble de l’agglomération, les constructions principales (mosquée, centre et vieille ville, mur d’enceinte, marché...) et les constructions particulières (le palais de Ghazni, par exemple).


Ensuite, nous chercherons les détails (la beauté) de l'image, par exemple la vieille ville à travers la fente d'un mur ou une place publique entre deux bâtiments. La présentation de la ville sera à chaque fois la première étape de notre voyage. Cette présentation sera ce que la ville ou la région était et ce qu'elle est aujourd'hui. Dans la partie montage, nous ajouterons un passage d'un texte d'al-Bîrûnî concernant la région ou ses habitants. « Ce qu'elle est » sera présenté à travers les ruines de ce qu'elle était et à travers ce qu'elle est aujourd'hui (le marché, les habitants...). « Ce qu'elle était » sera expliqué à travers la voix-off qui lit des passages d'al-Bîrûnî. Cette partie servira à situer le spectateur dans le temps.


Le deuxième aspect sera la recherche des lieux spécifiques liés à notre projet. Les ruines, les mausolées, les murs, les tombeaux, les musées, les bibliothèques ou les universités. Là, nous irons filmer ce qui reste de l'époque d'al-Bîrûnî. Ensuite, nous allons interviewer un savant, le directeur, le responsable ou le doyen, par exemple. Nous utiliserons une caméra sur trépied et un micro-cravate. Les images des lieux liés à al-Bîrûnî seront utilisées ensuite comme image de coupe de l'interview ou comme image de fond.


Le troisième aspect, une des clés de notre film-documentaire, sera de sortir dans la rue et de demander aux passants d'abord s'ils connaissent al-Bîrûnî, mais aussi Firdawsî ou al-Khwârizmî. Et quelle est leur opinion de l'âge d'or de l'an mille. L'interview se fera cette fois avec une caméra épaule et un micro à la main. Nous allons nous placer à un endroit stratégique, avec une place ou un marché animé en deuxième plan. Les questions seront en persan ou arabe, nous allons ensuite les traduire. Nous questionnerons donc les passants sur leur culture et leur passé. Cette partie du film-documentaire le rendra d'une part vivant et, d'autre part, contemporain, en le reliant au présent et à l'actualité de comment les citoyens se sentent par rapport à leur culture et comment ils se situent par rapport à leur histoire et au monde d'aujourd'hui.


Le contraste entre le premier type d'interview et le deuxième est assez clair. D'abord, il est visuel. Caméra fixe, micro-cravate contre caméra épaule, micro à la main, interview dans la rue. Le savant, avec ses connaissances précises, nous expliquera l'histoire et le rapport entre al-Bîrûnî et sa région. Ensuite, le passant donnera son point de vue. Deux facettes de la même histoire. L'opposition se fait ainsi aussi entre la mémoire populaire collective et celle plus précise « scientifique ». Nous estimons pourtant que le deuxième type n'a aucun privilège ni supériorité sur le premier. La mémoire populaire est sélective et elle a parfois une capacité extraordinaire d'extraire ce qu'il y a d'essentiel pour elle. Par exemple, un passant interviewé peut se rappeler de comment « al-Bîrûnî a supposé que la Terre est ronde en observant son ombre sur la Lune ». Il a en effet reconsideré la trigonométrie sur la sphère et la rotation de la Terre autour de son axe.

 

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Les questions que nous poserons seront liées à la région, à l'interviewé, au passé encore présent, et à l'expérience d'al-Bîrûnî. Ce dernier point sera privilégié. Al-Bîrûnî est un génie universel et il touche un grand nombre de domaines différents. Pour nous, il représente le fil rouge de notre documentaire. Nous voulons mettre en avant son aspect sociologique et interculturel. Mais aussi l'aspect méthodologique et scientifique. Parmi ses plus belles découvertes, nous trouvons que la science est un langage universel. Il communique ainsi sans difficulté avec les Indiens de l’époque. En sociologie, il observe les rituels avec une méthodologie précise. Ainsi, nous allons pouvoir faire des liens entre ce qu'il observe et ce que nous observons. Entre sa méthode et la nôtre. Selon les réponses des passants et des experts, nous pouvons mettre des scènes de coupe avec une explication, une citation ou des parallèles entre notre façon de procéder et la méthode d'al-Bîrûnî.

Par exemple, al-Bîrûnî se dit inquiet par rapport à l'abandon d'une partie de la société d'un regard critique sur le monde. Il précise ensuite qu'un savant fait partie de la société. Cette citation pourra être insérée à un moment précis pendant une interview.
Deuxième exemple, al-Bîrûnî passe un moment difficile et sans argent en Iran. Des scientifiques moins savants se moquent de lui simplement parce qu'il n'a plus d'argent. Il réagit sans aucun regret, mais il prend cela comme un constat. Après, quand il aura à nouveau le statut du grand savant protégé par un prince, il va renouer le contact avec ses mêmes scientifiques, leur expliquer à nouveau son point de vue et continuer le dialogue.
Les citations de ce passage de sa vie seront utilisées pour créer des plans de coupe pendant les interviews.


Nous allons pour finir filmer les constructions les plus modernes des villes et des régions sur notre parcours. Nous chercherons une image qui inspire un sentiment de modernité et de développement. Un choix de textes plus scientifique d'al-Bîrûnî y sera superposé. Cela afin de montrer visuellement que ces régions s'inscrivent dans la Grande Histoire des événements et des changements de l'humanité tout entière. Nous essaierons de communiquer le sentiment que ces régions étaient le centre de la culture et de la recherche scientifique il y a mille ans et qu'aujourd'hui elles ont leur place ici et dans Al-Bîrûnî, la plume des envahisseurs.
Entre les différentes villes et régions, nous filmerons les vallées, les chemins et les
paysages. Ces images serviront d'abord comme plans de coupe entre les différentes étapes de notre parcours. Nous allons filmer les routes d'en bas et les vallées d'en haut.


Ses images montreront le dernier aspect que nous voulons présenter avec notre film documentaire : les distances. Al-Bîrûnî est un grand voyageur et nous le serons aussi. Les milliers de kilomètres que nous allons parcourir seront montrés à travers une série d'images de routes et chemins sans fin. Les chemins sont aussi un symbole de la recherche de soi, d'un voyage intérieur suivant un voyage extérieur comme disait Nicolas Bouvier. Par ce périple au-delà des frontières et des époques, nous transmettrons un enchantement parfumé aux mille et une nuances culturelles.

 

 

Mountains

 

Plusieurs points expliquent pourquoi il est important de produire ce film ici et maintenant. En voici les cinq principaux :


1. Al-Bîrûnî est un génie universel inconnu qui mérite d'avoir sa place dans l'histoire
du cinéma documentaire.


2. Il n'existe aucune filmographie sur al-Bîrûnî. Si nous faisons maintenant le film documentaire, nous allons être les premiers et devenir ainsi une référence pour tout le monde.


3. Il représente l'avancée scientifique et l'âge d'or de l'Extrême-Orient du monde musulman. Rappeler cette époque et ses génies est intéressant pour le spectateur européen, mais aussi pour les habitants de ces régions.


4. Interviewer les habitants des pays comme le Pakistan ou l’Ouzbékistan montre visuellement qu'ils sont des gens comme nous. Actuellement, il faut rappeler régulièrement nos similitudes pour éviter d'entrer dans la spirale de ce que Samuel Hungtinton appelle le Choc des civilisations.


5. Les populations de l'Extrême-Orient musulman ont une longue histoire épistémique et une forte culture scientifique. Ce film-documentaire rendra vivante cette culture au niveau historique et au présent à travers des interviews.