| Source
de l'info : GRAIN |
| Posté par kabisukazadi
le dimanche 30 avril 2006.
Modéré le dimanche 07 mai 2006
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Quand on saura enfin tout.
Ci-dessous, l'extrait d'un article publié par GRAIN,
une ONG dont le but est de promouvoir la gestion et l'utilisation durables de la biodiversité agricole fondées sur le contrôle exercé par les populations sur les ressources génétiques et les connaissances locales.
Qui est le dindon de la farce ?
ou quand l'information peine à passer.
" Le Tamiflu a été une vraie mine d'or pour ses propriétaires.
Le brevet appartient à Gilead alors que Roche en possède la licence exclusive. Les ventes de Tamiflu de Roche -- un médicament qui ne se vendait presque pas avant la déclaration de l'OMS -- ont grimpé jusqu'à 400% en 2005 tandis que le bénéfice des royalties de Gilead, provenant du brevet, augmentaient de 166%.
Aux Etats-Unis, l'industrie pharmaceutique est intimement liée aux plus hautes sphères du gouvernement.
En novembre 2005, Bush a annoncé un ensemble de mesures internes pour combattre une éventuelle pandémie grâce à une enveloppe de 1,4 milliards de dollars US destinés à acheter du Tamiflu.
Ce fut un cadeau non seulement pour Roche et Gilead, mais également pour des personnes comme le Secrétaire à la défense Donald Rumsfeld, membre du conseil d'administration et ancien président de Gilead.
Il possède actuellement environ entre 5 et 25 millions de dollars US du capital de Gilead, faisant de lui sans doute le plus gros actionnaire. D'autres personnes devraient profiter de cette politique : les membres du conseil d'administration de Gilead : George Schultz, ancien secrétaire d'Etat américain du conseiller de campagne de Bush ; Etienne Davignon, vice-président de Suez-Tractebel et président honoraire de Bilderberg, et John W Madigan qui, entre autres choses, siège au Conseil industriel pour la défense, un comité consultatif des entreprises au Ministère de la défense américain.
Par delà les inévitables théories du complot, la plus grande controverse vint de la manière dont Roche gérait la question des licences.
La pression pour autoriser les pays pauvres à fabriquer ou acheter des formes génériques de l'oseltamivir a été grande :
quelque 150 fabricants de génériques et des gouvernements ont demandé une sous-licence.
Roche, pris entre le désir de garder une bonne image de marque pour ses relations publiques, d'une part et ses propres actionnaires d'autre part, n'a pas cédé, malgré la pression de Gilead, des gouvernements, et même de Kofi Annan, qui a surgi comme par enchantement pour annoncer qu'il ne voulait pas répéter la crise des médicaments contre le SIDA.
Finalement, Roche a décidé d'assouplir sa position sur certains points et d'accorder quelques sous-licences, mais le mal était fait.
Encore une fois, le conflit entre les intérêts commerciaux exclusifs, protégés par les brevets, et l'intérêt supérieur social de la santé publique que les gouvernements sont censés servir, a été mis à nu. "
Article tiré de :
http://www.grain.org/briefings/?id=195
Le résumé du conte est le suivant :
Un produit pharmaceutique comme le TAMIFLU est présenté comme la solution pour une pandémie qui ne s'est pas encore produite et qui a causé la mort de 100 personnes en 9 ans dans le monde entier.
Ce produit pharmaceutique ne soigne pas la grippe commune.
Le virus n'affecte pas l'homme dans des conditions normales.
La patente du TAMIFLU est vendue à ROCHE qui lui paye une fortune.
Roche acquiert les 90% de la production de l'anis étoilé, base de l'antivirus.
Les gouvernements du monde entier menacent d'une pandémie et achètent à ROCHE des quantités industrielles du produit.
Nous finissons par payer le médicament et les détenteurs de la patente font le commerce.
Sommes-nous fous ou sommes-nous idiots (ou les deux)?
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